Cabaret des maudits Français: l’humour français à son meilleur


La relève française de l’humour s’est illustrée, dimanche soir, dans leCabaret des maudits Français, présenté au Studio Hydro-Québec du Monument-National, dans le cadre de Zoofest.

Celui qui se surnomme «le Chinois marrant», Bun Hay Mean, a brillamment assuré l’animation de cette soirée qui prouve que les jeunes Français se sont approprié les règles du stand up en l’adaptant à leur culture et à leur humour. Plusieurs avaient d’ailleurs fait l’effort de mettre des références québécoises dans leur numéro.

Krystoff, un humoriste nain, a ouvert la soirée avec beaucoup d’autodérision. «Il n’y a aucun effet d’optique. Vous êtes bien au premier rang, Madame. Et non, je ne suis pas noir», a-t-il lancé en arrivant sur scène. Son humour tourne autour de sa petite taille, comme lorsqu’il raconte sa désastreuse expérience de magasinage («J’aurais pu être mannequin. Il m’a manqué quoi, 60 centimètres») ou le jour où un gars saoul a voulu devenir son ami dans un bar.

Youssoupha Diaby, un grand Noir avec une tête d’enfant, a ensuite pris place sur la scène avec une certaine nonchalance pour évoquer les clichés face aux grands. «Les gens me disaient: tu es grand, tu devrais faire du basket. Mais moi, quand je vois quelqu’un de gros, est-ce que je dis: tu es obèse, tu devrais être sumo?»

Vedette de la série Bref, Kyan Khojandi a ensuite été accueilli avec chaleur. Dans un numéro qui ne provoque pas forcément des rires à chaque ligne, mais qui réussit à installer une ambiance et une atmosphère, il a raconté avoir perdu du poids depuis le tournage de la série.

«Je me suis mis à courir deux à trois fois par semaine. Ça me rend heureux. En fait, je n’arrive plus à être malheureux.» Il a comparé les endorphines procurées par le sport à la drogue et a démontré que tous les enfants font des «trucs de défoncés, comme n’avoir aucune notion du temps, ou être ami avec tout le monde».

La véritable découverte de cette soirée est une jolie jeune fille, plutôt timide, qui cache un humour dévastateur. Derrière une apparence soignée, Blanche débite des horreurs et des grossièretés, sans aucune retenue. «Il paraît qu’une bonne rigolade vaut un gros steak. Ça doit être pour ça que les végétariens font toujours la gueule.»

Elle a enchaîné avec son problème d’être célibataire sans enfants dans la trentaine, avant d’évoquer son meilleur ami pédophile et zoophile. «Il y a quand même des animaux très beaux, si on y pense. Ça ne doit pas être désagréable de se faire baiser par un lion», confie-t-elle avant de décrire la scène en détail.

Blanche mélange une candeur attachante et des propos trash qui vont toujours plus loin. À ne pas mettre entre toutes les oreilles.

Donel Jack’sman a ensuite livré un numéro où il recense quelques différences entre la France et le Québec, ainsi que les clichés qui accompagnent les différentes races.

«Je suis le seul noir qui danse comme un blanc. Quand je danse, mon corps ne me respecte pas.»


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