John Ferreira : « Ce Mondial, pour moi, c’est bien plus que du football »


Envoyé spécial au Brésil pour la chaîne BeIn Sports, le Narbonnais John Ferreira nous racontait, avant le match de l’équipe de France, sa Coupe du Monde, ses rencontres. Et il livrait ses pronostics…
John, quelle est l’ambiance au Brésil ?

C’est incroyable. Je suis aux anges. C’est magnifique et je pense que cette Coupe du monde sera la plus belle expérience de toute ma vie. Pour comprendre comment ça se passe, il faut être sur place. Ici, ça vit football, ça parle football, ça respire football. Les hommes, les femmes, les enfants, les chauffeurs de taxi… tout le monde parle football ! Ils sont tous imprégnés. Le jour du match, c’est impressionnant. Ils portent tous un maillot, il y a des couleurs partout, avec une ambiance très particulière dans chaque ville où je suis passé. À Rio, sur la plage de Copacabana, c’est encore plus incroyable.
Quelles sont vos conditions de travail ?
Je suis passé par Salvador de Bahia, Rio, Curitiba, au sud du Brésil, et maintenant à São Paulo. J’ai couvert – mardi – le match de l’Argentine contre la Suisse (victoire des Argentins 1 à 0, NDLR) et je repars à Brasilia pour suivre le quart de finale de l’Argentine, toujours [CIT](qui rencontre la Belgique samedi, NDLR). C’est magique, tout simplement. Je suivais l’Espagne, je pensais rentrer à la maison avec eux. Et les dirigeants de BeIn m’ont demandé de basculer sur l’Argentine. On m’a fait comprendre que même si l’Argentine sortait, je pouvais rester sur place. J’en déduis que je vais peut-être faire la finale à Rio. C’est génial.
Au fil de votre compétition, il doit y avoir, aussi, de belles rencontres…
Ce Mondial, pour moi, c’est bien plus que du football. En venant ici, j’étais intéressé par l’aspect uniquement sportif. Je ne venais pas chercher autre chose. Sauf que quand tu poses un pied au Brésil, tu es obligé de t’attacher à certaines personnes. J’ai passé cinq jours à Salvador. J’ai rencontré un chauffeur de taxi qui m’a suivi pendant toute la durée de mon séjour. C’est un gars très attachant, qui vit dans une favela, qui n’a pas beaucoup d’argent, qui a des enfants… Sur place, tu es obligé de créer des liens. Du coup, il m’a présenté sa famille et je lui ai donné quelques cadeaux BeIn Sport. Ça fait plaisir d’aider. Et par n’importe quel moyen. Dans une favela à São Paulo, on s’est installé chez une famille, dans un duplex, et on filme directement de leur terrasse. Ils y gagnent, nous aussi, tout le monde est content. Et les enfants sont adorables.
Comment organisez-vous vos journées de travail ?
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On reçoit un mail de la chaîne tous les soirs à 20 h avec le programme du lendemain. Nous avons une grande liberté dans les sujets que nous voulons traiter. On vit un peu au jour le jour. C’est difficile de communiquer, les liaisons sont mauvaises, le téléphone ne marche pas très bien. Sur place, on a la main. Depuis une semaine, j’ai un caméraman qui me suit. Mon rôle, c’est de faire suivre l’avant et l’après-match avec des interviews, des duplex en temps réel. J’ai entre trois et quatre duplex dans la journée.
Quels sont vos favoris, vos pronostics ?
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Cette compétition est l’une des plus belle de l’histoire au niveau des surprises. Les gens adorent, les matchs sont attrayants. Après, je mettrai une pièce sur la Colombie, que j’ai vu jouer contre l’Uruguay. Il y a un vrai groupe, ils sont impressionnants. Comme la France qui est surprenante. La qualification contre l’Ukraine a changé beaucoup de choses. Un groupe s’est créé. Je connais bien Antoine Griezmann avec qui j’échange des SMS. Il me dit : « À l’intérieur du groupe, je n’ai jamais vécu une telle ambiance. À la Real Sociedad (son club où il joue milieu offensif, NDLR), je n’ai jamais connu ça ». C’est une bande de potes.
Contre l’Allemagne, ce sera dur mais cette équipe est prenable. Derrière, si on passe, ce sera Brésil ou Colombie. Mais en finale, je miserai sur un Colombie – Pays-Bas. Quitte à continuer dans les surprises…


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