Le buzz des Etats-Unis : Facebook fait son mea culpa


Le groupe reconnaît avoir « très mal communiqué » sur une étude polémique.
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Le site Facebook subit une réelle défiance depuis qu’il a reconnu avoir manipulé secrètement 700.000 utilisateurs dans le cadre d’une étude scientifique sur « la contagion émotionnelle ». Pendant une semaine, le réseau social a envoyé des messages positifs ou négatifs à l’insu de centaines de milliers d’utilisateurs anglophones. Il a constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs en fonction des contenus auxquels ils avaient été « exposés ». Cette enquête a aussi profondément choqué les internautes qui ont qualifié la méthode utilisée « d’alarmante » et de « démoniaque ». L’autorité britannique de protection des données a annoncé hier l’ouverture d’une enquête pour déterminer si Facebook avait enfreint la loi. Face au tollé, le groupe a reconnu que « des personnes avaient été dérangées ». « Nous avons très mal communiqué sur ce sujet et à ce titre, nous vous présentons nos excuses», a regretté Sheryl Sandberg, la numéro 2 du groupe, en marge d’un déplacement en Inde, tout en affirmant que l’entreprise  « prenait très au sérieux la question de la vie privée au sein de Facebook ».
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L’Amérique rivée aux chiffres du chômage
Le 4 juillet étant férié aux Etats-Unis, les chiffres du chômage du mois de juin seront publiés dès ce matin, à 8h30. Les Etats-Unis attendent la confirmation que la reprise économique est là, et que le nombre de demandeurs d’emplois continuent de se réduire au rythme d’environ 180.000 par mois. Les données publiées hier, selon une autre méthodologie que celle du ministère du Travail, poussent à l’optimisme : le secteur privé aux Etats-Unis aurait créé 281.000 emplois en juin, un chiffre nettement supérieur aux attentes et le plus élevé enregistré depuis novembre 2012, selon cette enquête ADP. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 200.000 créations de postes. Le chiffre de mai est confirmé à 179.000.
Le faux pas de Hillary Clinton
Même aux Etats-Unis, les questions de richesse restent sensibles. Hillary Clinton, qui espère se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2016, ne cesse de faire parler d’elle depuis ses déclarations à la chaîne ABC News la semaine dernière. Elle a lâché que son couple était « complètement fauché » en quittant la Maison blanche en 2001. Ses déclarations ont provoqué un tollé, sachant que les époux Clinton ont gagné plus de 100 millions de dollars depuis 2001, selon des documents fiscaux publiés en 2007. Ils possèdent aussi deux maisons, l’une à Washington et l’une à Chappaqua, dans l’Etat de New York. « Hillary Clinton se décrit comme quelqu’un en phase avec la classe moyenne, mais ses récents commentaires montrent qu’elle n’est plus dans le coup. Elle assimile une richesse de plusieurs millions au fait d’être complètement fauchée », a pour sa part commenté la porte-parole de la Commission nationale républicaine, Kirsten Kukowski. Bill Clinton a tenté de venir au secours de son épouse : «  Il est factuellement exact que nous avions plusieurs millions de dollars de dette à cette époque », a-t-il déclaré dimanche à la chaîne NBC News. « Je n’aurais jamais dû prononcer ces cinq mots », a reconnu Hillary Clinton.

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