Les animaux ont le droit aussi à des vacances


Nous savons que les vacances sont toujours préjudiciables aux animaux domestiques. De nombreuses familles se débarrassent des leurs en les jetant à la rue.

Actualité estivale de la cause animale. Nous savons que les vacances sont toujours préjudiciables aux animaux domestiques. De nombreuses familles se débarrassent des leurs en les jetant à la rue, sur une route ou dans la nature auxquelles nos chats, nos chiens, etc. ne sont pas préparés pour y survivre. La plupart d’entre eux mourront, écrasés, de faim, de soif, de malveillances ou dans une solitude épouvantable. D’autres plus simplement se feront tués par ceux qui en avaient la charge. Il n’est jamais plaisant de d’évoquer ces faits et gestes, mais il s’agit bel et bien de la réalité. C’est pourquoi, il faut alerter les hommes et les pouvoirs publics.

Le Manifeste (Pour un autre statut juridique de l’animal) des 24 intellectuels français (Didier van Cauwelaert, Luc Ferry, Alain Finkielkraut, Edgar Morin, Hubert Reeves, Frédéric Vitoux, etc.) qui a été publié – le 24 octobre 2014 sur le site de la Fondation 30 millions d’amis – s’adresse au Garde des Sceaux, Christiane Taubira et lui demande que les animaux soient reconnus comme des « êtres vivants et sensibles » dans le Code civil.

Déjà, la pétition de la Fondation a recueilli 712.000 signatures. Il en faut un million pour que le ministre de la Justice lui porte attention.

« Certes, les animaux ne sont pas des êtres humains. Ce n’est pourtant pas la proclamation d’une dignité métaphysique, mais certains attributs – capacité à ressentir le plaisir et la douleur notamment – que les humains partagent avec au moins tous les vertébrés, qui enracinent les droits les plus fondamentaux. Et bien que dans diverses réglementations françaises et européennes, les animaux soient reconnus pour leur qualité d’« êtres sensibles », encouragées en ce sens par les progrès de la connaissance scientifique, ils demeurent, de manière de plus en plus contradictoires, des biens meubles dans notre Code civil » affirme le Manifeste signé par les 24 intellectuels.

« Des biens meubles… » : des choses matérielles et inanimées. Cette expression juridique abjecte émane de l’article 528. Le Manifeste et la Fondation 30 millions d’amis se sont ainsi prononcés en faveur de l’alternative suivante : « Nous souhaitons donner une personnalité juridique à l’animal, en créant une troisième catégorie entre les personnes et les biens ».

L’homme entretient des rapports, certes hiérarchiques avec les animaux, mais aussi dialogiques, affectifs, nécessiteux, etc. Il existe une interdépendance relationnelle entre les créatures dont certaines (animales) sont subordonnées à d’autres (humaines) sans que cela entraîne une quelconque dévaluation, mais au contraire des devoirs de protection. D’un point de vue chrétien enraciné, la souffrance animale participe même à l’ensemble de l’économie du salut.

Donner davantage de droits aux animaux est le devoir d’une société qui doit renouer avec une certaine vitalité et une civilité certaine. Quant aux éternels greffés du cœur qui estiment que la défense de l’homme doit passer avant celle de l’animal, nous nous permettrons de leur rappeler ces quelques mots de Lamartine : « On n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal… On a du cœur ou on n’en a pas ».


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