Nabilla : sa co-déte­nue raconte leur quoti­dien en prison


Nabilla : sa co-déte­nue raconte leur quoti­dien en prison

Elle s’ap­pelle Sonia et elle a passé deux semaines dans la même cellule que Nabilla à la maison d’ar­rêt de Versailles. Leur quoti­dien en prison, les senti­ments de la bimbo pour Thomas, ses rapports avec les autres déte­nues… Elle raconte tout.

Ce jeudi, Nabilla Benat­tia est sortie la maison d’ar­rêt pour femmes de Versailles, après cinq semaines de déten­tion provi­soire. Durant cette période, elle a partagé la cellule d’une certaine Sonia, que le maga­zine Public a rencon­trée cette semaine. Du 25 novembre au 5 décembre, les deux jeunes femmes ont vécu ensemble entre les murs de la prison : « On s’est tout de suite bien enten­dues et on est deve­nues super proches, assure Sonia. Vivre à deux dans 10m2, 24h/24, ça crée des liens. » Après une telle expé­rience, elle a bien évidem­ment beau­coup de choses à racon­ter, notam­ment sur la manière dont la star­lette a vécu son incar­cé­ra­tion.

Heureu­se­ment pour Nabilla, les autres déte­nues ont été agréables avec elle. « Excepté deux ou trois filles qui la cham­braient parce que, parfois, elle jouait l’idiote, Nabilla a été très bien accueillie et s’est tout de suite très bien inté­grée, raconte Sonia. Elle aimait bien faire rire les autres. » Ce qui aurait pu poser problème, c’est le cadre strict de la maison d’ar­rêt : la star­lette, que l’on sait très préoc­cu­pée par son appa­rence, a dû se conten­ter d’une garde-robe limi­tée.

« C’est assez régle­menté, explique Sonia. On a le droit à six panta­lons, six pulls, dix ensembles de linge­rie, un bonnet et des gants. »Les vête­ments que lui a appor­tés Ayem dans ses premiers jours de déten­tion ont donc été les bien­ve­nus. Néan­moins, et certains pour­raient être surpris, Nabilla a complè­te­ment laissé de côté sa super­fi­cia­lité lors de son passage en prison. « On a droit au maquillage. Je lui en prêtais parfois, mais la plupart du temps, elle préfé­rait ne pas se maquiller, assure Sonia. Là-bas, elle n’était pas en mode bimbo. Elle se contente de mettre de la crème et du Labello. Elle me disait : “Ça sert à quoi de se maquiller, il n’y a que 70 déte­nues meufs. Je vais me faire belle pourquoi ?” » C’est sûr, ça change de la Nabilla de NRJ 12 ou D8…

Autre méta­mor­phose par rapport à son image de poupée sili­co­née qui fait « Allô quoi ? », Nabilla a profité de son incar­cé­ra­tion pour s’ins­truire : elle étudiait, et se plon­geait dans les livres mis à sa dispo­si­tion. « Avec Nabilla, on aimait bien aller à la biblio­thèque », se souvient sa co-déte­nue, qui révèle que sa cama­rade de cellule a « passé l’équi­valent du brevet des collèges derniè­re­ment ». Cours de philo­so­phie, de français… La jeune femme a trouvé un bon moyen de passer le temps. Le matin, en tout cas. Car le reste de la jour­née, en dehors de la prome­nade, Nabilla et Sonia n’avaient pas grand chose à faire.

Les deux femmes passaient la majo­rité de leur temps dans leur petite cellule : « On discu­tait, on se faisait des masques de crème. Je la coif­fais tout le temps. Je lui faisais des tresses, des chignons, se rappelle sa “copine de galère”. Le soir, on écou­tait de la musique ou bien on regar­dait la télé. On adorait Enquêtes crimi­nelles. On a aussi regardé De l’autre côté du périph. » Accès à la TNT, à Canal+, à Canal Ciné­ma… Ques­tion programmes, elles étaient « plutôt gâtées ». Mais certains soirs, la télé­vi­sion a plus miné Nabilla qu’autre chose : « Elle a vu Thomas dans 7 à 8. Ça l’a anéan­tie. »

Eh oui, d’après Sonia, Nabilla est « toujours amou­reuse » de Thomas Vergara : « Dès qu’elle pensait à [lui], elle se mettait à pleu­rer, explique-t-elle à l’heb­do­ma­daire. C’est une évidence, ils s’aiment. Les autres déte­nues ont beau lui dire que ce n’est pas un mec bien, elle s’ac­croche. » Si elle dit vrai, la star­lette va vrai­ment avoir du mal à respec­ter le seul ordre qui lui a été donné par la juge d’ins­truc­tion : ne surtout pas entrer en contact avec lui…

 


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